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Colloque Eau, agriculture et changement climatique

Présentation du colloque

Hier, journée du lundi 11 décembre 2017 avait lieu à 14h un colloque à Montbeton, intitulé “Eau agriculture et changement climatique, statu quo ou anticipation“.

Cette conférence et table ronde faisait suite à la publication du rapport du Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER). Elle était animée entre autre par le co-auteur de ce rapport M Guillaume Benoit.

La conférence démarre notamment par une introduction de M Jean-Paul Rivière, Président de la Chambre d’Agriculture du Tarn-et-Garonne. Il présente à cette occasion l’importance de l’irrigation dans le département. Il rappelle notamment que l’irrigation représente 20% de la surface agricole utile (SAU), répartie en 2/3 pour les grandes cultures et 1/3 pour l’arboriculture.

La place de l’irrigation dans les changements à venir

Le rapport laisse deux possibilités : laisser les choses en l’état, c’est-à-dire laisser faire, ou anticiper les changements, notamment climatiques, afin que l’agriculture puisse subsister malgré l’augmentation des températures. Parmi les scénarios d’anticipation nous retrouvons plusieurs points concernant l’irrigation :

 

1. Le développement de la ressource en eau (agir sur l’offre)

Lors de son intervention, M Guillaume Benoit présenta dans les grandes lignes son rapport ministériel, dont les conclusions incitent à la création de ressources en eau, favorables à l’agriculture irriguée. En effet, notre pays, classé en abondance hydrique doit s’inspirer des investissements réalisés dans d’autres régions de l’Europe. L’Espagne par exemple stocke dans le bassin de l’Ebre 50% des écoulements. Dans d’autres régions du monde comme le Maroc ce taux atteint même 200% ! En France il suffirait de stocker 4% des écoulements pour réduire nos déficits hydriques.

 

2. L’amélioration de l’efficience de l’irrigation (agir sur la demande)

Améliorer la productivité de l’eau en agriculture est un levier pour une utilisation raisonnée des ressources en eau. Cependant sur ce sujet la France est bon élève. En effet, notre productivité a progressé de 30% en 20 ans en grandes cultures, notamment grâce à une irrigation de plus en plus précise (micro-irrigation, goutte à goutte) et un abandon progressif de l’irrigation gravitaire. Mais des progrès son encore possibles, en choisissant des systèmes d’irrigation encore plus précis et agro-écologiques, en sélectionnant des plantes moins gourmandes en eau et en adoptant de nouvelles pratiques (ex: couvert végétal). Pour autant, le rapporteur explique que l’amélioration des techniques ne suffira pas, et que des stockages sont à réaliser.

 

3. Mieux définir le partage des ressources (créer du dialogue)

En effet, lors de son intervention M Benoit décrit la gestion de l’eau en France “en silos”. Il existe peu de dialogue de fond sur le partage des ressources en eau entre les différents acteurs consommateurs (agriculture, énergie, eau potable…). Il faut donc “restaurer un dialogue ministériel” afin d’éviter une gestion de la restriction comme la France a connu depuis des dizaines d’années.

Lors de la table ronde, animée par le journaliste Stephane de Laage, d’autres personnes sont également intervenus pour présenter leur point de vue :

  • Jean-Louis Chauzy – Conseil Economique et Environnemental (CESER)
  • Jean-Louis Cazaubon – Conseiller régional
  • Philippe de Vergnette – FDSEA
  • Bruno Lion – DRAAF
  • André Imbert – Syndicat des eaux Montpezat-Puylaroque

 

Pour plus d’informations :

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